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Évolution du DPE : quelles autres perspectives pour les prochaines années  - 21/01/2026

Le diagnostic de performance énergétique (DPE) n’a jamais été un outil d’évaluation immuable. Depuis sa création, il a fait l’objet de nombreux ajustements pour coller à la réalité du parc immobilier français et aux enjeux énergétiques et climatiques. Depuis le 1er janvier 2026, il fait d’ailleurs l’objet d’une nouvelle refonte, cette fois au niveau du coefficient de conversion de l’électricité, d’énergie finale à énergie primaire, dans sa méthode de calcul. Rappelons que le coefficient d’énergie primaire (CEP) est passé de 2,3 à 1,9 conformément à l’entrée en vigueur de l’arrêté du 13 août 2025. De plus, plusieurs chantiers sont en préparation pour améliorer encore la pertinence de ce diagnostic immobilier emblématique de la transition écologique des bâtiments. Quels sont-ils ?

Future évolution du DPE : une adaptation au bâti ancien pour le rendre encore plus fiable

Les professionnels du secteur réclament depuis longtemps une méthodologie mieux adaptée au patrimoine architectural ancien. La méthode actuelle, conçue principalement pour les constructions modernes, s’applique difficilement aux bâtiments historiques dont les caractéristiques de construction sont très différentes. Les matériaux traditionnels, les techniques de construction d’époque et les contraintes patrimoniales nécessitent une approche spécifique.

Le ministère de la Transition écologique a confirmé récemment qu’une réflexion était en cours pour développer un mode de calcul respectueux des particularités de ces biens. Cette nouvelle évolution du DPE devrait permettre d’évaluer plus justement les performances réelles de ces logements et de proposer des recommandations de travaux compatibles avec la préservation du patrimoine. Le secteur espère aboutir à cette réforme dans les prochaines années, afin d’éviter les situations absurdes où des bâtiments anciens bien conservés se retrouvent classés en passoire thermique selon des critères inadaptés.

DPE et réchauffement : une meilleure évaluation du confort d’été devient aussi une priorité

Le réchauffement climatique impose de nouvelles priorités dans l’évaluation des logements. Les canicules à répétition rendent le confort d’été aussi important que le chauffage en hiver. Un indicateur a été introduit lors de la grande réforme du DPE en date de juillet 2021, mais il apparaît déjà insuffisant face à l’ampleur du phénomène. Le gouvernement a annoncé vouloir renforcer cette dimension dans les prochaines versions du diagnostic. Le Plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC) prévoit des avancées concrètes d’ici 2028. L’objectif consiste à mieux informer les futurs occupants sur la capacité du logement à maintenir une température acceptable lors des fortes chaleurs. Cette évolution devrait encourager les travaux d’isolation adaptés, la végétalisation et les protections solaires.

D’autres chantiers sont également à l’étude, notamment l’harmonisation européenne des certificats énergétiques et un éventuel diagnostic obligatoire après rénovation. Le DPE reste un outil vivant, qui continuera d’évoluer au rythme des enjeux environnementaux et des spécificités du parc immobilier français.


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